Pour une saine qualité de l’air intérieur

La COVID-19 aura certainement eu pour effet de nous sensibiliser à la qualité de l’air intérieur (QAI). Celle-ci fait évidemment référence à la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments, mais concerne aussi particulièrement la santé, la productivité et le confort de ses occupant·e·s. Elle est un enjeu important pour les bâtiments privés et l’est tout autant pour les espaces intérieurs publics et parapublics comme les écoles, entre autres. Comprendre et savoir contrôler les causes courantes des problèmes de la QAI est primordial pour prévenir ces problèmes et pour décider de la meilleure façon de réagir afin de les régler.

Un défi pour les organisations
À l’école ou à l’aéroport, nous nous attendons à ce que la QAI ne menace pas notre bien-être. La plupart des gens savent que la pollution de l'air extérieur peut avoir un impact sur leur santé, mais la pollution de l'air intérieur peut également avoir des effets importants et nocifs sur la santé. « L’impact économique peut aussi être important lorsque la qualité de l’air intérieur n’est pas en règle, car cela a une incidence sur la productivité et les absences liées à la santé dues à des affections comme la fatigue, les allergies ou les maux de tête », explique Wafa Sakr, formatrice chez ÉTS Formation, ingénieure, titulaire d'un doctorat en qualité de l'air, d’une maîtrise M. Sc., ainsi que d’un diplôme d'études supérieures spécialisées en environnement.

En effet, les études de l’Environmental Protection Agency (EPA) sur l'exposition humaine aux polluants de l'air révèlent que les niveaux de polluants à l'intérieur des bâtiments peuvent être deux à cinq fois - et parfois plus de 100 fois - plus élevés que les niveaux extérieurs1. « Il est nécessaire, notamment pour les ingénieur·e·s, les architectes, les conseillers et conseillères en santé et sécurité comme pour les gestionnaires et exploitant·e·s d’édifices, d’être au fait des mesures préventives et réactives quant à la qualité de l’air intérieur. »

Des mesures préventives et réactives
Récemment, des études réalisées par le conseil consultatif scientifique (Science Advisory Board) de l'EPA ont classé la pollution de l'air intérieur parmi les cinq principaux risques environnementaux pour la santé publique2 . Il est donc nécessaire de bien comprendre les causes principales des problèmes de la QAI, ainsi que les différents polluants qui peuvent être trouvés dans l’air intérieur, leurs sources, l'impact sur les occupant·e·s et les mesures à appliquer afin de les éviter. « Les responsables de la conception, de la mise en service et de l'entretien des bâtiments et des systèmes de ventilation ou de chauffage doivent savoir identifier les éléments essentiels à considérer et les paramètres à surveiller afin de veiller à la QAI pour un environnement sain, confortable et productif », indique madame Sakr. Bien entendu, mener une investigation de la QAI peut être compliqué et nécessite de comprendre la relation entre le bâtiment, ses systèmes de ventilation et ses occupant·e·s. Connaitre les différentes sources des polluants (chimique, biologique, particulaire) et leurs impacts sur les occupant·e·s est fondamental pour toute investigation réussie.

Au fur et à mesure que le public reconnaît l'importance d'environnements intérieurs sains, confortables et productifs, sa conscience et sa demande d'une bonne qualité de l'air intérieur (QAI) augmentent. Si vous êtes sensible à cet effet et souhaitez en savoir plus sur la façon de reconnaitre les éventuels problèmes de QAI et quelles mesures prendre pour y remédier, nos formations Pour une bonne qualité de l'air : mesures préventives et réactives et COVID-19 et la qualité de l'air dans les bâtiments : comment protéger les occupants? sauront vous satisfaire.




1Indoor Air Quality, Environmental Protection Agency (EPA).
2Why Indoor Air Quality is Important to Schools, Environmental Protection Agency (EPA).