Réussir sans s’épuiser : les nouvelles règles de la performance au travail

Des méthodes, des logiciels et des intelligences artificielles promettent de pouvoir augmenter la performance au travail. Mais au-delà de ces outils, un élément fondamental est parfois négligé : l’humain. Découvrez comment des prises de recul et des pratiques collaboratives peuvent permettre à vos équipes de réussir sans s’épuiser.

Dans un contexte professionnel où les organisations cherchent constamment à gagner en efficacité, le réflexe est de se tourner vers des outils technologiques et des méthodes de gestion visant à mieux s’organiser et à mieux performer. Et cela se fait parfois au détriment du fondement même de l’organisation : les employés et les employées. Ces êtres humains, aux compétences et aux motivations variées, sont au cœur de la productivité, tel que le démontre Lamia Rarrbo avec la formation Réinventer la productivité : aligner performance et intelligence collective.

Les lois fondamentales de la productivité

La formation Réinventer la productivité : aligner performance et intelligence collective s’appuie sur les neuf lois fondamentales de la productivité. Ces dernières, issues du jargon du LEAN Management, se concentrent sur l’efficacité, l’efficience et la durabilité. Parmi celles-ci, notamment, la loi de Pareto, ou règle des 80/20, qui permet d’identifier ce que les employés et employées peuvent faire pour créer de la valeur dans leur travail.

Tout au long de la formation de Lamia Rarrbo, des tests et des exercices introspectifs permettent aux participants et aux participantes de comprendre comment ces neuf lois, appliquées à l’individu puis à la collectivité, peuvent rehausser la productivité. Il est aussi démontré que certaines lois s’entrechoquent et gagnent à être travailler ensemble.

De l’individu au collectif

Les nombreux tests de personnalités et activités que propose madame Rarrbo dans la formation Réinventer la productivité : aligner performance et intelligence collective visent un travail introspectif des participants et des participantes. « Mieux on se connaît, mieux on performe. Des fois, les gens pensent qu’ils ont une identité personnelle et une identité professionnelle, je leur dis que c’est la même personne. Il faut se connaître soi-même pour arriver à savoir comment on travaille en équipe », affirme la formatrice.

Après la première journée de formation entièrement consacrée à l’individu, les participants et participantes font ensuite le lien avec le collectif afin de repenser les routines de groupe. Plusieurs questionnements sont alors soulevés afin de stimuler les réflexions : est-ce que ton efficacité pourrait créer un goulot chez ton collègue ? Comment on définit les urgences, ce qui est important pour moi, mais aussi pour l’équipe ? Comment concilier les zones de haute productivité des uns et des autres? Comment préserver son énergie lorsqu’on doit participer à une rencontre programmée dans un moment où l’on n’est pas à son meilleur? « On délègue souvent cette responsabilité aux gestionnaires, mais c’est dans la responsabilité de tous – techniciens, professionnels, quel que soit votre poste – de prendre en charge, d’être leader, de se demander quelles sont les priorités de mon organisation et de voir comment moi, je peux m’insérer à l’intérieur de ça », explique madame Rarrbo. « Quand on a une vision claire des attentes et des objectifs de l’organisation et qu’on respecte les membres de nos équipes, c’est là que les gens vont donner le meilleur d’eux-mêmes. »

Un principe central traverse cette exploration : il n’existe pas de recette miracle. La productivité est profondément personnelle. Elle dépend de notre tempérament, de nos préférences, de notre relation au collectif et même des marges de liberté offertes par notre gestionnaire.

Exploiter sa zone de génie

Avez-vous parfois l’impression d’être plus performant, et donc plus productif, qu’un ou plusieurs de vos collègues ? Si oui, c’est sans doute parce que votre zone de génie est bien exploitée, ce qui n’est peut-être pas le cas de celle de vos collègues. En effet, selon la matrice de performance d’Hendrix à laquelle réfère la formatrice, quatre zones régissent la productivité : incompétence, compétence, excellence et zone de génie. Cette dernière zone correspond à ce que chaque personne fait naturellement bien et avec plaisir, sans perte d’énergie. « Chaque individu a une zone de génie. Le problème, c’est que les organisations ne l’utilisent pas toujours », explique Lamia Rarrbo. C’est là qu’émergent parfois le bore-out ou le désengagement. L’intelligence collective devient alors un outil puissant : si chacun contribue dans sa zone de génie, l’équipe performe davantage avec moins d’effort.

Paradoxalement, être plus productif exige de… ne rien faire. Parmi les gaspillages identifiés dans le Lean, la créativité perdue est l’un des plus coûteux. « On est créatif lorsqu’on marche, lorsqu’on s’ennuie, lorsqu’on prend du recul. Si tout est rempli dans nos agendas, on perd cette capacité essentielle. » Lamia Rarrbo soutient que la littérature prescrit 90 minutes quotidiennes de temps libre, un espace de respiration pour stimuler l’esprit et permettre à la pensée créative d’émerger.

Vers une productivité durable, humaine et partagée

Plus qu’une boîte à outils, la formation Réinventer la productivité : aligner performance et intelligence collective offre un changement de paradigme. Elle invite à réconcilier performance et bien-être, efficacité individuelle et dynamique collective, rationalité et intuition. En apprenant à mieux se connaître, à mieux comprendre les autres et à utiliser ensemble les lois de l’efficacité, les équipes peuvent non seulement mieux performer, mais aussi travailler avec plus de sens, de clarté et de sérénité. Convaincu ? Inscrivez-vous dès maintenant !


14 janvier 2026